Le 2e régiment étranger de parachutistes (2e REP), seul régiment parachutiste de la Légion
étrangère encore en activité, est l'un des quatre régiments d'infanterie de la 11e brigade
parachutiste.
Régiment parachutiste, il est néanmoins équipé de VAB (Véhicules de l'Avant Blindé). Il est le seul régiment de la brigade à former lui-même son
personnel aux techniques parachutistes grâce à son centre d'entraînement au saut.
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Seul régiment parachutiste de la Légion étrangère et l’un des quatre régiments d’infanterie de la 11ème brigade parachutiste, le 2ème régiment étranger de parachutiste a élu garnison en Corse,
à Calvi. De cette triple appartenance, le 2ème REP a su mettre à profit un triple particularisme dont il a tiré sa force et son caractère unique. De la Légion étrangère, il bénéficie de la
richesse de son recrutement et de son instruction initiale. Au quotidien ou en mission, c’est l’esprit de corps et le culte de la mission qui guide le comportement de tout un chacun, comme dans
toute unité de Légion.
La Légion marche vers le front,
En chantant nous suivons,
Héritiers de ses traditions,
Nous sommes avec elle.
refrain
Nous sommes les hommes des troupes d'assaut,
Soldats de la vieille Légion,
Demain brandissant nos drapeaux,
En vainqueurs nous défilerons,
Nous n'avons pas seulement des armes,
Mais le diable marche avec nous,
Ha, ha, ha, ha, ha, ha, ha, car nos aînés de la Légion,
Se battant là-bas, nous emboîtons le pas.
II
Pour ce destin de chevalier,
Honneur, Fidélité,
Nous sommes fiers d'appartenir
Au 2ème R.E.P.
Dans le cadre de sa mission de courte durée en Nouvelle-Calédonie, la 1ère compagnie du 2ème Régiment étranger de parachutistes a détaché une section en Papouasie Nouvelle-Guinée au sein du
Goldie River Training depot afin d'y effectuer un stage de pistage et de survie en jungle.
Le « warrior wing » : une école de la jungle résolument tournée vers l'opérationnel.
Après un trajet de 7 heures effectué en CASA, la section est arrivée à Port Moresby, la capitale du pays. Le Goldie River Training Depot, situé à une
trentaine de kilomètres au nord de Port Moresby, a pour mission d'instruire et d'entraîner les unités d'infanterie et de génie de l'armée de Papouasie Nouvelle-Guinée. Il abrite également une
unité de reconnaissance et de recherche dans la profondeur. Au sein même du camp, le Warrior wing a pour mission de conduire des stages dans des domaines aussi divers que le pistage en
jungle, les techniques de reconnaissance, la survie, le secourisme de combat et le pilotage d'embarcations légères en milieu lagunaire. Le centre organise également des missions profondes avec
des auxiliaires sanitaires pour apporter des soins médicaux aux tribus les plus reculées du pays.
Une instruction alliant sens pratique et drill à l'anglaise.
L'influence anglo-saxonne est très marquée et c'est donc en anglais, et conformément aux procédures et règlementations élaborées par l'armée Australienne, que les légionnaires ont suivi les
cours et effectué les phases de drill relatifs au pistage de l'ennemi en jungle : apprentissages des formations à adopter dans le cadre d'une mission de reconnaissance et de pistage en
fonction de « l'âge » des traces laissées par l'ennemi, conduites à tenir pour retrouver une trace perdue, points particuliers du terrain a observer pour déterminer s'il y a eu
passage de l'ennemi, etc.. Une phase de restitution de 5 heures, contrôlée par un instructeur, a clôturé l'ensemble. S'en est suivi l'apprentissage des différentes méthodes de collecte d'eau
de pluie, ainsi que des cours sur les types d'abris que l'on peut construire en ayant recours uniquement aux matériaux offerts par la forêt (lianes, feuilles de bananier, ...) Des techniques
simples permettant de se nourrir de façon raisonnable pendant plusieurs jours ont été éprouvées par les légionnaires au cours de la synthèse « survie » : cuisson de bananes et
mise en œuvre de piéges pour animaux.
C'est donc après une semaine intense et riche en enseignements que les légionnaires ont regagné la grande terre, la tête pleine de souvenirs mais aussi de petits « trucs »
pouvant rendre la vie en forêt plus facile.
AU CŒUR DE L’ARMEE DE PAPOUASIE NOUVELLE - Dans le cadre de sa mission de courte durée en Nouvelle-Calédonie, la 1ère
compagnie du 2ème Régiment étranger de parachutistes a détaché une section en Papouasie Nouvelle-Guinée ...
SAUT ET REMISE DES BREVETS DE PARACHUTISTE
Création et différentes dénominations
1er octobre 1948 : création à Sétif du 2e
bataillon étranger de parachutistes (2e BEP),
1er juin 1954, anéanti à Dien Bien Phu,
le bataillon est recréé sous le même nom à partir de sa base arrière et du 3e BEP.
1er décembre1955, le 2e BEP
devient 2e REP, son nom actuel. Il est ainsi l'héritier du 2e BEP, mais incorpore aussi des éléments du 3e REP, dissous en 1955.
Historique des garnisons, campagnes et batailles[modifier]
Éléments de la 2e compagnie sous l'aile d'un avion
Le 2e BEP est créé officiellement en Algérie à Sétif le 1er octobre 1948. Il comporte à l'origine une CCB et trois compagnies de combat.
Le bataillon embarque à Mers el-Kébir le 13 janvier 1949 à bord du Maréchal Joffre, destination l'Indochine, et débarque à Saigon le 9 février.
Sous l'impulsion du général de Lattre de Tassigny, nouveau commandant civil et militaire de l'Indochine, la 3e compagnie de combat est remplacée début 1951 par la 2e CIPLE (compagnie indochinoise
parachutiste de la Légion étrangère) constituée principalement de Vietnamiens. En juin une quatrième compagnie sera constituée (compagnie de marche).
Le bataillon, qui interviendra principalement au Tonkin et au nord Annam, se distinguera particulièrement lors de la bataille de Nghia Lo en octobre 1951. Il perdra son chef
de corps, le chef d’escadrons Rémy
Raffalli le 10 septembre 1952 et sera anéanti lors de la bataille de Điện Biên Phủ (12 avril
au 7 mai 1954).
Le 2e BEP est reconstitué le 1er juin 1954 avec les effectif du 3e BEP en provenance d’Algérie.
Le 2e BEP embarque sur le Pasteur à Saigon le 1er novembre 1955.
À compter de 1962 et de la signature des accords d'Évian, l'armée française quitte progressivement l'Algérie pour être rapatriée en garnison en France métropolitaine. La Légion
étrangère n'y échappe pas et ses unités commencent, pour la première fois de leur histoire à tenir garnison en métropole.
Pour le 2e REP, ce déménagement se fera progressivement entre 1965 et 1967. Depuis sa nouvelle
garnison de Bou-Sfer, dernière base française sur le territoire algérien, le régiment va envoyer des unités préparer le nouveau quartier, situé à Calvi, en Corse. Ce quartier est l'ancienne base du 1er bataillon de Choc de la 11e demi-brigade parachutiste de choc, dissoute en 1963.
Le déménagement complet du régiment sera effectif en 1967.
Cette période, première période de paix dans l'histoire du régiment après 14 ans d'existence, est synonyme d'un grand désœuvrement et d'une baisse de moral significative des légionnaires.
Ceux-ci, forts de leurs victoires militaires en Indochine et sur le territoire nord-africain, doivent faire face à des décisions politiques
qu'ils ont du mal à comprendre. Par ailleurs, la dissolution de leur "régiment frère", le 1erREP, à l'issue du putsch des
Généraux, laisse place à un grand désarroi.
En outre, le régiment, cantonné, dans un camp, dont il n'a pas le droit de sortir, encerclé de toutes parts par l'armée algérienne contre laquelle il venait de mener 8 années de guerre, ne mène
plus d'activités opérationnelles. L'entraînement et la routine minent l'esprit des légionnaires.
C'est à cette époque, sous l'impulsion du colonel Caillaud, que les compagnies commencent à se spécialiser dans un combat particulier : combat anti-chars pour la 1re, montagne pour la 2e, amphibie pour la 3e et destruction pour la 4e.
La Légion marche vers le front,
En chantant nous suivons,
Héritiers de ses traditions,
Nous sommes avec elle.
Refrain
Nous sommes les hommes des troupes d'assaut,
Soldats de la vieille Légion,
Demain brandissant nos drapeaux,
En vainqueurs nous défilerons,
Nous n'avons pas seulement des armes,
Mais le diable marche avec nous,
Ha, ha, ha, ha, ha, ha, ha, car nos aînés de la Légion,
Se battant là-bas, nous emboîtons le pas.
2e Couplet
Pour ce destin de chevalier,
Honneur, Fidélité,
Nous sommes fiers d'appartenir
Caporal-chef Rodolphe Penon, mort au combat en Afghanistan lors de l'embuscade de Surobi, promu sergent a titre posthume. (Voir si dessous)
" Parce que tant que nous aurons des femmes et des hommes pour qui le service de la France justifiera d'avance tous les sacrifices, tant que nous aurons des femmes et des hommes qui iront
jusqu'à y consentir, si nécessaire, le don de leur propre vie, la Nation vivra, le pays ne mourra pas." N.Sarkozy.
L' AdjudantSébastien Devez / Chevalier de la légion d'honneur / Croix de la valeur militaire, avec citation à l'ordre de l'armée
Le Sergent
Damien Buil / Chevalier de la légion d'honneur / Croix de la valeur militaire, avec citation à l'ordre de l'armée
Le Sergent Nicolas Grégoire / Chevalier de la légion d'honneur / Croix de la valeur militaire, avec citation à l'ordre de l'armée
Le Caporal
Kevin Chassaing / Chevalier de la légion d'honneur / Croix de la valeur militaire, avec citation à l'ordre de l'armée
Le Caporal Damien Gaillet / Chevalier de la légion d'honneur / Croix de la valeur militaire, avec citation à l'ordre de l'armée
Le Caporal Julien Le Pahun / Chevalier de la légion d'honneur / Croix de la valeur militaire, avec citation à l'ordre de l'armée
Le Caporal Anthony Rivière / Chevalier de la légion d'honneur / Croix de la valeur militaire, avec citation à l'ordre de l'armée
Le Caporal Alexis Taani / Chevalier de la légion d'honneur / Croix de la valeur militaire, avec citation à l'ordre de l'armée
2e Régiment Etranger de Parachutistes
Le Sergent Rodolphe Penon / Chevalier de la légion d'honneur / Croix de la valeur militaire, avec citation à l'ordre de l'armée
Régiment de Marche du Tchad :
Le Caporal Melam Baouma / Chevalier de la légion d'honneur / Croix de la valeur militaire Avec citation à l'ordre de l'armée
Organisation actuelle
Le 2e régiment étranger de parachutistes compte cinq compagnies de combat, trois compagnies de
soutien et une compagnie d'intervention de réserve pour environ 1 200 hommes.
La CCL ou compagnie de commandement et de logistique, regroupe tous les services opérationnels, nécessaire au commandement du régiment en projection (transmissions, bureau
opérations instruction, service médical, section transport, maintenance, etc.). Elle a en outre pour mission de former les jeunes légionnaires issus de l'instruction en vue de l'obtention du
brevet parachutiste militaire (BPM).
La CAS ou compagnie d'administration et de soutien. Elle regroupe tous les services chargés du suivi administratif du régiment (direction des ressources humaines, direction
administrative et financière, Bureau environnement social et humain, section infrastructure, cercle mess, etc.). Elle gère traditionnellement la "base arrière" du régiment (aux ordres du
commandant en second) si le chef de corps est appelé à être projeté, avec quelques compagnies, comme GTIA (groupement tactique inter armes).
La 1recompagnie : à l'origine spécialisée dans le combat de nuit, la
1re compagnie est aujourd'hui spécialisée dans le combat en localités, en zones urbaines et dans le
contrôle de foules.
La 2ecompagnie : spécialisée dans le combat en montagne. Les cadres sont
formés au sein de l'EMHM (Ecole militaire de Haute Montagne) à Chamonix.
La 3ecompagnie : spécialisée dans le combat amphibie et plus
particulièrement la saisie de tête de pont. Certains personnels sont formés comme plongeurs de l'Armée de Terre. Cette compagnie s'appuie sur son centre amphibie pour perfectionner son
entraînement.
La 4ecompagnie : regroupant les tireurs d'élites et spécialistes en
explosifs du régiment, cette compagnie est spécialisée dans le combat de rupture sur les arrières de l'ennemi.
La CEA ou compagnie d'éclairage et d'appuis. Elle regroupe en son sein les appuis du régiment, directement aux ordres du chef de corps. Elle est constituée d'une section de
reconnaissance régimentaire (SRR), d'une section antichars (SAC, équipée de missiles Milan), d'une section de tireurs d'élites (STE, équipée de fusils PGM en calibre 12,7 mm) et de la
section des commandos parachutistes appartenant au Groupement des commandos parachutistes (GCP).
La 5e compagnie ou compagnie de maintenance. Dernière née des compagnies
d'active, en 1994, elle assure le
soutien des matériels du régiment et de tous les organismes militaires stationnés en Corse. Elle est armée, dans certaines spécialités de maintenance, par du personnel de l'Armée de Terre appartenant au régime général.
La 6ecompagnie d'intervention de réserve. Héritière des traditions du
173e régiment d'infanterie (régiment stationné en Corse), elle permet,
entre autres, d'armer des patrouilles de surveillance des feux de forêts en Corse lors du déclenchement des alertes Héphaïstos. La 6e compagnie est également capable de remplir des missions intérieures ou autres.
Toutes les compagnies de combat sont constituées d'une section commandement, d'une section appuis (mortiers de 81 mm LLR et missiles anti-chars Milan) et de 3 sections de combat.
Le 2e REP dispose du chalet du Vergio, au pied du Monte Cinto, pour ses entraînements en montagne, d'un centre nautique en
baie de Calvi ainsi que d'un village de combat en localité situé au camp Frasselli, sur la commune de Bonifacio, dans le sud de la Corse.
Galerie photos
Saut sur Calvi
Saut sur Calvi
Saut sur la zone de saut de Calvi contigüe au régiment
Saut sur la zone de saut d'Ekwata au Gabon lors d'une mission de courte durée
La Légion étrangère est un corps d'armée de l'armée de terre française formé en 1831 pour contourner l'interdiction d'intégrer des
étrangers dans l'armée française[1
].
Commandement de la Légion étrangère
Le Généralcommandant de la Légion étrangère, surnommé le Père Légion, est directement subordonné au chef d'état-major de l'armée de Terre (CEMAT) français. Il est le conseiller technique pour
l'ensemble des questions spécifiques à la Légion (recrutement, traditions, emploi, formation, sécurité).
Il ne commande, pour emploi, que le 1erRE, le
4eRE et le GRLE, les autres formations étant subordonnées à leurs brigades d'appartenance ou à leurs commandements territoriaux. En revanche, ses prérogatives
s'étendent aux domaines suivants :
gestion des effectifs et administration des personnels
formation et instruction
protection et sécurité du personnel servant à titre étranger
moral, patrimoine et traditions
action sociale
Le commandement de la Légion étrangère est stationné au quartier Vienot à Aubagne, dans l'enceinte du 1er Régiment étranger
Créé en 1831, il est le doyen des
régiments de la Légion. Au-delà de cet aspect historique, le 1er RE représente l'étape majeure
dans le parcours du légionnaire. Il y débute sa carrière, au Centre de sélection et d'incorporation (CSI), et y accomplit ses formalités de départ.
Mais si aujourd'hui, c'est un régiment à vocation essentiellement administrative, il n'en a pas toujours été ainsi.
Le 4e régiment étranger (4e RE) est le creuset de la Légion étrangère. Il est stationné à Castelnaudary depuis 1976, date de son arrivée de Corse. Il n'est pas projetable en opération.
C'est le régiment de formation de la Légion étrangère. C'est là que sont formés les
engagés volontaires, au cours d'un cycle de 17 semaines au sein de l'une des CEV (compagnies d'engagés volontaires). Il s'agit notamment pour ces étrangers d'apprendre le français par le
biais de la méthode « Képi blanc » autrefois et « Mauger » aujourd'hui. En binômes ou trinômes (en fonction du nombre de francophones), dont un francophone, les futurs
légionnaires acquièrent les bases du français sans jamais recourir à leur langue maternelle.
Après avoir rejoint leurs corps d'affectation, ils reviendront encore au « creuset de la Légion » pour y suivre éventuellement une formation de spécialiste (cuisinier, infirmier,
transmetteur, informaticien, mécanicien, moniteur de sport, secrétaire, moniteur de conduite) à la CIS (compagnie d'instruction des spécialistes).
Ensuite, au cours de leur premier contrat, ils reviendront effecuter la FGE (formation générale élémentaire) afin de gagner leurs galons de caporal et, pour les meilleurs, la FG1 (formation
générale de 1er degré) qui leur ouvrira la carrière de sous-officier. Ces formations de cadres (de même que la formation de spécialiste
1er degré de combattant et le préparation de à la formation générale de 2e degré, sont
effectuées à la CIC (compagnie d'instruction des cadres).
Le 1er régiment étranger de génie (1er REG) est le régiment de génie combat de la
6e
Brigade légère blindée. Il a été créé le 1er juillet 1984 sous
la dénomination de 6e REG et rebaptisé 1er REG le 9 juillet 1999 à
la création du 2e REG. Il est héritier du 6e REI, le Régiment du Levant.
Il est stationné au quartier général Rollet à Laudun-l'Ardoise (Gard) depuis sa création.
Le 1er REG est le régiment de génie de la 6e brigade légère blindée (6e BLB). Il remplit au profit de sa brigade des missions d'aide à la mobilité, de contre-mobilité, d'aide au déploiement et de participation à la
sauvegarde. Il est en outre apte à effectuer des missions de participation directe au combat inter-armes et d'appui aux opérations spéciales.
Le 2e régiment étranger de génie (2e REG) est le régiment de génie combat de la
27e brigade
d'infanterie de montagne. Il a été créé en 1999. Il est un des héritiers des dix huit formations du génie de la
Légion étrangère en Indochine et participe à la conservation du patrimoine indochinois du 5e REI, le « régiment du Tonkin ». Il fait
partie des unités de génie militaire de l'armée française.
Ses missions au sein de la 27e BIM sont l'appui à la mobilité (déminage, ouverture de passages, etc.), à la contre-mobilité (interdiction d'itinéraires, etc.) et au déploiement des unités de
combat. La particularité de la brigade de montagne impose d'adapter les techniques à ce milieu exigeant et spécifique. Par ailleurs, le 2e
REG expérimente la coopération interarmes au plus bas échelon afin d'apporter les savoir-faire du génie au contact, notamment dans le cadre du combat urbain
Régiment d'infanterie blindée, il dispose de 135 VAB (véhicules de l'avant blindé) et de VBL (véhicules blindés légers) assurant la protection de tous les légionnaires du régiment lors des engagements.
Le 2e REI bénéficie d'une longue tradition de conflits et d'intervention. Ses derniers engagements, des Balkans à l'Afghanistan en passant par la Côte d'Ivoire et la République centrafricaine en font un régiment d'expérience.
Depuis 2003, le régiment est un corps expérimentateur en matière de numérisation de l'espace de bataille (NEB). Cette nouvelle technologie consiste à équiper les véhicules,
les postes de commandement ainsi que les unités débarquées, de terminaux tactiques (ordinateurs dédiés) reliés
entre eux par radio. C'est un outil d'aide à la décision pour chaque échelon de commandement.
Composé à la fois de légionnaires et d'unités du régime général, il est spécialisé dans le combat en forêt équatoriale. Sa principale mission est d'assurer la surveillance du CSG (Centre spatial guyanais) lors des lancements de fusées ; il est alors déployé tout autour du centre en protection du site.
Le régiment joue aussi un rôle primordial dans le maintien de la souveraineté française au cours de missions de présence sur la frontière brésilienne ainsi que lors d'opérations visant à
démanteler les sites d'orpaillage clandestins.
La 13e Demi-brigade de Légion étrangère (13e DBLE) est la seule unité interarmes de
la Légion étrangère. Créée en 1940, elle fut une des premières unités constituées à rallier les Forces françaises libres (FFL). Des côtes de Norvège aux sables de Bir Hakeim, de l'Erythrée à l'Alsace, en passant par la Syrie et l'Italie, elle fut de toutes les campagnes de la Seconde Guerre mondiale.
Elle est stationnée depuis 1962 au Quartier Général Monclar à Djibouti en vertu des accords de défense qui unissent la France à la République de Djibouti, indépendante depuis 1977.
Comme toutes les unités outre-mer, la 13e DBLE est composée en partie de permanents et en partie d'unités en missions de courte durée (MCD de
4 mois). La particularité de la Phalange Magnifique, est que ses personnels en MCD sont presque tous issus de la Légion étrangère. Les grands espaces désertiques et les facilités de la coopération interarmées permettent un
entraînement de qualité aux unités sur place. Elle peuvent ainsi s'aguerrir au combat en zone désertique.
Le Détachement de Légion étrangère de Mayotte (DLEM) est la plus petite des unités de la Légion.
En 1956, des éléments provenant du BLEM (Bataillon de Légion étrangère de Madagascar) s'installent sur les Comores, notamment à Mayotte. Le 3e REI arrive à Madagascar en 1962, venant d'Algérie. Lors du départ du 3e REI de Diégo-Suarez (Madagascar) le 2 août
1973, la 2ecompagnie devient DLEC (Détachement de la Légion étrangère des Comores).
En 1975, lorsque trois îles des Comores accèdent à l'indépendance, le DLEC retire sa section de Grande Comore et
devient DLEM (Détachement de Légion étrangère de Mayotte) stationné à Dzaoudzi, sur l'île de Mayotte, restée
française.
Le Groupement du recrutement de la Légion étrangère (GRLE) est une unité de l'armée de Terrefrançaise. C'est l'unité formant corps chargée du recrutement de la Légion étrangère.
Le Mémorial des guerres d'Indochine à Fréjus a été inauguré le 16 février 1993 par M. Mitterrand, président de la République. Les rangs d’alvéoles ont reçu les ossements des 17 188
militaires identifiés. S’y ajoutent 62 corps de militaires provenant de la nécropole de Luynes où ils avaient été
inhumés antérieurement à 1975. Dans la crypte, les restes mortels des 3 152 victimes inconnues reposent dans un ossuaire. À titre exceptionnel, 3 618 civils (dont 79 non identifiés).